Vous avez refait la cuisine ? Aménagé les combles ou changé les fenêtres ? C’est une excellente nouvelle pour la valeur du bien ! Mais attention : dans l’immobilier, ce qui n’est pas écrit n’existe pas.
Que vous soyez vendeur (pour rassurer) ou acheteur (pour dormir tranquille), voici la check-list simplifiée des documents à avoir sous la main.
1. Le "Volet Urbanisme"
Dès qu'on touche à l'aspect extérieur ou qu'on crée de la surface, la mairie doit être au courant.
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Le document magique : La Déclaration Préalable ou le Permis de Construire.
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La preuve finale : Le certificat de conformité (qui prouve que vous avez respecté ce qui était prévu).
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Pourquoi ? Pour éviter que la mairie ne vous demande de tout remettre en état dans 3 ans.
2. Le "Qui a fait quoi ?" (Assurances)
Un artisan qui travaille, c’est bien. Un artisan assuré, c’est mieux.
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La Facture : Elle prouve la valeur des travaux (top pour les impôts et la plus-value !).
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La Décennale : C’est l’assurance de l’artisan qui vous couvre pendant 10 ans si un gros problème survient (fuite, fissure, etc.).
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Le piège : Si vous avez fait les travaux vous-même, vous devenez "l'assureur" de l'acheteur pendant 10 ans. Il faut le savoir !
3. Le "Vivre ensemble" (Copropriété)
En appartement, on ne fait pas ce qu’on veut dès qu'on touche aux murs porteurs ou aux tuyaux communs.
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Le sésame : Le Procès-Verbal d'Assemblée Générale. Il prouve que vos voisins ont dit "OK" pour vos travaux. Sans ça, ils peuvent légalement demander la remise en état.
En résumé :
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Vendeurs : Préparez votre dossier de factures et d'autorisations avant la première visite. Un dossier carré = zéro négociation sur le prix.
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Acheteurs : Ne vous contentez pas d'un "tout a été fait par un pro". Demandez les factures et les assurances. C’est votre sécurité !
Mon conseil : Glissez tous ces documents dans une pochette dédiée dès le début du chantier. Vous gagnerez des semaines de stress au moment de signer chez le notaire.
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